
Les chutes du Carbet
Les chutes du Carbet
Trois cascades sur la rivière du Grand Carbet, dans la forêt humide du Parc national de la Guadeloupe, au pied de la Soufrière, à Capesterre-Belle-Eau.
Sur la rivière du Grand Carbet, en plein cœur de la forêt humide du Parc national de la Guadeloupe, les chutes du Carbet forment une succession de trois cascades alimentées par les flancs orientaux de la Soufrière. Situé sur la commune de Capesterre-Belle-Eau, ce site figure parmi les plus fréquentés de Basse-Terre et reste indissociable de l'image de l'île aux belles eaux.
Pourquoi visiter les chutes du Carbet
Trois chutes, trois ambiances et trois niveaux de difficulté : le site permet aussi bien une promenade familiale qu'une randonnée engagée en forêt tropicale. La végétation du parc national, dense et humide, abrite une flore et une faune protégées que l'on observe tout au long des sentiers. Le panorama sur la rivière, les parois rocheuses et la masse de la Soufrière en arrière-plan donne au lieu un caractère franchement spectaculaire, sans avoir à le surjouer.
Le site accueille un volume important de visiteurs (les chiffres communiqués évoquent près de 400 000 par an), ce qui en fait l'une des attractions phares de la Guadeloupe.
Une histoire ancienne, du nom au paysage
Le toponyme « Carbet » renvoie aux carbets amérindiens, ces grandes cases ouvertes utilisées comme abris collectifs. Un village se trouvait près de l'embouchure de la rivière, et son nom est resté attaché au cours d'eau puis aux chutes elles-mêmes.
En novembre 1493, lors de son second voyage, Christophe Colomb aperçoit les chutes depuis le rivage de Capesterre-Belle-Eau. Son carnet de bord en garde une description sobre et juste : « une très grande source qui répandait l'eau de tous côtés de la montagne ».
Le site a connu plusieurs épisodes géologiques marquants. En 2004, des tremblements de terre provoquent d'importants éboulements au niveau de la deuxième chute. En 2008, un arrêté municipal interdit l'accès aux abords de la troisième chute après un nouvel éboulement. En novembre 2009, de fortes pluies entraînent un éboulement supplémentaire qui modifie durablement les bassins des première et deuxième chutes. L'état d'accès évolue régulièrement : il est prudent de vérifier les arrêtés en vigueur avant de partir.
Les trois chutes, ce qu'il faut savoir
Première chute : la plus haute
Avec environ 115 m de hauteur (selon les sources, jusqu'à 125 m), c'est la plus élevée des trois. L'accès se fait par un sentier escarpé, classé en difficulté moyenne à soutenue, pour environ 3 heures aller-retour. Moins fréquentée que la deuxième, elle s'adresse à des marcheurs en bonne condition physique.
Deuxième chute : la plus accessible
Haute de 110 m, c'est la plus visitée. Le sentier bétonné et aménagé la rend abordable pour la majorité des visiteurs. Le belvédère offre une vue franche sur la cascade et la forêt qui l'encadre. Selon l'état du site et les arrêtés en cours, l'approche du bassin peut être limitée.
Troisième chute : la plus sauvage
Plus modeste en hauteur (environ 20 m) mais possédant le plus grand débit des trois, elle se mérite : accès uniquement pédestre, 4 à 5 heures de marche aller-retour, terrain technique. À réserver aux randonneurs aguerris, lorsque l'accès est autorisé.
Préparer la randonnée : équipement et niveau
- Chaussures de randonnée à semelles crantées (terrain glissant en permanence)
- Eau en quantité, encas, vêtement de pluie léger
- Maillot de bain et serviette selon l'état des bassins autorisés à la baignade
- Anti-moustiques, casquette, protection solaire
- Sac étanche pour le téléphone et les papiers
Comptez environ 1 h pour rejoindre uniquement le belvédère de la deuxième chute, 3 h aller-retour pour la première, 4 à 5 h pour la troisième. La première et la troisième chute exigent un bon niveau de marche en milieu tropical humide.
Quand y aller
La saison sèche, dite « carême » (de janvier à avril environ), offre les conditions les plus stables : sentiers moins boueux, débits encore corrects, ciel plus dégagé. La saison humide et cyclonique (juillet à novembre) s'accompagne de débits spectaculaires mais d'un risque accru d'éboulements et de fermetures temporaires. En toute saison, mieux vaut partir tôt le matin pour éviter la chaleur, l'affluence et les averses de l'après-midi.
Comment s'y rendre
Le site est balisé depuis Capesterre-Belle-Eau, sur la côte au vent de Basse-Terre. Comptez environ 1h30 de route pour rejoindre les parkings d'accès depuis le bourg, en passant par la route forestière de la Traversée puis la D4. La voiture de location reste le mode d'accès le plus pratique. Un droit d'entrée modéré est généralement perçu à l'entrée du site géré par le parc national.
À voir dans les environs
Les chutes s'inscrivent dans un ensemble cohérent à explorer sur plusieurs jours :
- La Soufrière, plus haut sommet des Petites Antilles à 1 467 m, accessible par plusieurs sentiers depuis les Bains Jaunes
- Les Deux Mamelles et le Grand Cul-de-Sac marin, autres ensembles emblématiques du parc national
- Le Fort Delgrès et la cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe, à Basse-Terre ville, pour le volet patrimonial
- La plage de Grande Anse, pour clore la journée côté mer
- La distillerie Damoiseau, étape rhum agricole sur la route de Grande-Terre
- Chameau Hill aux Saintes, pour un autre point de vue d'altitude sur l'archipel
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Préparer votre voyage
Les chutes du Carbet s'intègrent naturellement dans un circuit Basse-Terre mêlant randonnée, patrimoine créole et plages. Pour un itinéraire sur mesure incluant le parc national, la Soufrière et les îlets voisins, consultez nos voyages en Guadeloupe.
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