Usine Gardel

Usine Gardel

Usine Gardel

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Gastronomie2 min de lecture

L'usine Gardel, parfois désignée sous son ancien nom Sainte-Marie, est la dernière sucrerie en activité de Guadeloupe.

L'usine Gardel, parfois désignée sous son ancien nom Sainte-Marie, est la dernière sucrerie en activité de Guadeloupe. Implantée à la sortie du Moule, sur la Grande-Terre, elle transforme chaque année la majeure partie de la canne cultivée sur l'archipel et illustre la mutation d'une filière historique vers un modèle industriel plus sobre en énergie.

Pourquoi visiter l'usine Gardel ?

Voir Gardel, c'est comprendre comment la Guadeloupe est passée d'une économie de plantation parsemée de dizaines de sucreries à un site unique qui concentre presque toute la production. L'usine travaille avec environ 2 600 planteurs et exploite près de 1 000 hectares de canne. Elle transforme près de 80 % de la canne cultivée sur l'île et produit autour de 70 000 tonnes de sucre par an, entre sucre brut destiné au raffinage et sucres spéciaux de canne.

Le site se distingue aussi par son positionnement environnemental : Gardel est la première sucrerie européenne certifiée ISO 50001 (management de l'énergie). Sa centrale thermique valorise la bagasse — le résidu fibreux de la canne après broyage — pour produire vapeur et électricité, ce qui réduit fortement la dépendance aux énergies fossiles pendant la campagne sucrière.

Histoire : de Sainte-Marie à la dernière sucrerie de l'île

L'usine est fondée en 1870 par Benjamin François Benony Saint-Alarey, qui la baptise en hommage à sa grand-mère paternelle. C'est de là que vient son autre nom, Sainte-Marie, encore employé localement. À sa création, Gardel n'est qu'une sucrerie parmi beaucoup d'autres : la Guadeloupe compte alors un tissu dense d'usines réparties sur la Grande-Terre et la Basse-Terre.

Le tournant intervient avec la crise sucrière de 1994. La filière est restructurée en profondeur, les sites les moins compétitifs ferment les uns après les autres, et Gardel reste la seule sucrerie à poursuivre son activité. Cette concentration explique pourquoi la quasi-totalité de la canne guadeloupéenne destinée au sucre passe aujourd'hui par Le Moule.

Ce que l'on observe sur le site

La transformation de la canne suit un enchaînement bien identifiable, que l'on peut suivre du regard quand l'usine fonctionne :

  • Réception et broyage : les cannes coupées arrivent par camions, sont pesées puis broyées pour en extraire le jus.

  • Chauffage et évaporation : le jus est chauffé puis concentré pour devenir un sirop épais.

  • Cristallisation : le sirop cristallise sous forme de sucre, séparé de la mélasse par centrifugation.

  • Valorisation des sous-produits : la bagasse alimente la centrale thermique du site, et la mélasse est expédiée principalement vers les distilleries de rhum industriel.

Les imposantes cheminées et les silos repérables depuis la route font partie du paysage du Moule. Pendant la campagne, la fumée qui s'en échappe et l'odeur sucrée perceptible aux abords donnent une idée concrète du rythme de production.

Quand venir : la campagne sucrière

L'usine ne tourne pas toute l'année. La période d'activité, appelée localement campagne sucrière, s'étale en général de février à juin, en saison sèche, lorsque la canne atteint son meilleur taux de sucre. C'est à ce moment-là que les abords du site sont les plus animés, avec le ballet des camions de cannes et les machines en fonctionnement. Hors campagne, le site est en maintenance et l'intérêt d'une visite extérieure est moindre.

Comment s'y rendre ?

L'usine se trouve à quelques minutes du centre du Moule, sur la Grande-Terre, en bord de la D101. Depuis Pointe-à-Pitre, comptez environ 30 à 40 minutes par la N5 puis la D101. Un véhicule de location est de loin l'option la plus pratique : les transports en commun desservent Le Moule mais pas directement le site industriel.

Informations pratiques

L'usine Gardel reste un site industriel en activité : l'accès libre aux ateliers n'est pas la norme. Des visites peuvent être organisées ponctuellement, en général sur réservation et pour des groupes (associations, scolaires, événements liés à la filière canne-sucre-rhum). Renseignez-vous en amont auprès de l'office de tourisme du Moule ou auprès de l'usine pour connaître les modalités au moment de votre séjour.

Comptez environ 1 h à 1 h 30 si une visite encadrée est proposée. Tenue couvrante recommandée (chaussures fermées, pantalon), et prévoyez de l'eau : la chaleur autour des installations est marquée pendant la campagne.

À voir dans les environs

La visite s'intègre facilement dans une journée consacrée à l'est de la Grande-Terre et à la filière canne-rhum :

  • La distillerie Damoiseau, à quelques kilomètres, complète logiquement la visite en montrant le passage de la canne au rhum agricole.

  • La Maison de la Kassaverie, pour comprendre un autre savoir-faire agricole local autour du manioc.

  • La Pointe des Châteaux, à l'extrême est de la Grande-Terre, pour terminer la journée face à l'Atlantique.

Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Non, l'usine Gardel fonctionne uniquement pendant la campagne sucrière, qui se déroule généralement de février à juin. C'est la seule période où des visites peuvent être organisées, sur réservation, principalement pour des groupes. En dehors de cette période, le site est en maintenance et peu intéressant à visiter.

Les visites de l'usine Gardel ne sont pas en accès libre. Elles sont organisées ponctuellement pour des groupes (associations, scolaires, professionnels de la filière). Il est recommandé de contacter directement l'office de tourisme du Moule ou l'usine Gardel en amont de votre séjour pour connaître les modalités et disponibilités.

Il s'agit du même site. L'usine a été fondée en 1870 par Benjamin François Benony Saint-Alarey, qui l'a baptisée Sainte-Marie en hommage à sa grand-mère. Le nom Gardel est son appellation officielle actuelle, mais le nom Sainte-Marie est encore couramment utilisé par les habitants locaux.

L'usine Gardel produit environ 70 000 tonnes de sucre par an, dont du sucre brut destiné au raffinage et des sucres spéciaux de canne. Elle transforme près de 80 % de la canne cultivée en Guadeloupe et travaille avec environ 2 600 planteurs sur près de 1 000 hectares.

La Guadeloupe comptait autrefois de nombreuses sucreries réparties sur son territoire. La crise sucrière de 1994 a entraîné une restructuration profonde de la filière. Les sites les moins compétitifs ont fermé les uns après les autres, et l'usine Gardel, la plus efficace, est restée la seule en activité, concentrant désormais presque toute la production sucrière de l'archipel.

L'usine Gardel se trouve à la sortie du Moule, sur la Grande-Terre, en bord de la D101. Depuis Pointe-à-Pitre, comptez environ 30 à 40 minutes par la N5 puis la D101. Un véhicule de location est fortement recommandé car les transports en commun desservent Le Moule mais pas directement le site industriel.

Préparer la suite de votre voyage

L'usine Gardel est une étape pertinente pour qui veut comprendre l'économie agricole guadeloupéenne au-delà des plages. Pour construire un itinéraire complet entre Grande-Terre, Basse-Terre et îles voisines, consultez nos voyages en Guadeloupe.

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